22/02/2011

En octobre 2008 je cherche et accumule les différents livres de la bible. Bout à bout, ils forment sur mon traitement de texte plus de mille pages. Par la taille et la police de caractère, je cherche à rendre le texte illisible de loin, déchiffrable de près. Lors de mes essais, le nom d’une des polices de caractère me séduit : Perpétua. J’obtiens alors, précisément, cent pages.

En janvier 2011, occupée à compiler les lectures quotidiennes pour le projet des hosties Quick Response, j’arrive à la journée du 7 mars. J’apprends que ce n’est pas seulement Sainte Félicité qui est fêtée ce jour là, mais aussi Sainte Perpétua.

Ce même jour, je travaille à préparer les évangiles sous une forme similaire à la bible de cent pages. Mon ordinateur a récemment changé, je n’ai plus la police de caractère dont je me suis servie auparavant, Perpétua. Je la cherche sur Internet, et je découvre qu’elle a été utilisé pour la première fois dans une édition du livre The Passion of Perpetua and Felicity, d’où elle tient son nom.

Moi qui ai le sentiment de pratiquer, en numérique, le travail fastidieux de copiste, j’apprends que « le récit de Perpétue est un des rares textes qui nous a été laissé par une femme durant l'empire romain. » Perpétue est une jeune mère et Félicité accouche la veille de leur martyre, perpétré en 203. En écrivant son nom dans mon moteur de recherche, les réponses concernent toutes des maternités Sainte Félicité. Le jour de ma naissance est le 7 mars 1980. C’est également le jour où Marguerite Yourcenar devient la première femme écrivain à entrer à l’Académie Française. La journée internationale des femme est, depuis 1977, le 8 mars.






21/02/2011

C’est aujourd’hui, parce que je travaille à la réalisation des évangiles à manger, que me revient à l’esprit cet événement qui a eu lieu en juillet 2002. Je réalise que la bible de cent pages initiée en 2008 doit trouver ici son origine.

Au Puy en Velay, il y a tôt le matin une bénédiction des pèlerins qui se rendent à Saint Jacques de compostelle. Les religieux qui officient leurs remettent une médaille. Je les vois sortir de la cathédrale.

Environ 200 kilomètres plus loin, à l’abbaye de Conques, les frères Prémontré bénissent également les pèlerins et donnent à chacun d’entre eux un petit pain rond et l’un des quatre évangiles.

C’est un dominicain en apostolat à Conques qui m’incite à y assister.

Je n’ai emmené aucun livre, l’évangile de Marc je le lis sur la route, en marchant.

Le pain je le porte quelques jours puis je le dépose au milieu de la végétations sur un rocher plat et rond presque inaccessible, pour les oiseaux.

L’évangile et le pain, c’est ce dominicain qui me les donne le soir de la bénédiction. Ensuite il est devenu un ami qui taxe des cigarettes.